Quels outils pour l’avocat de demain ?

29 mai 2018

Les legaltechs sont apparues en France au début des années 2010 et l’on sait désormais qu’il s’agit d’un mouvement durable et sans nul doute irréversible. Les meilleures d’entre elles sauront vite se rendre indispensables pour l’activité quotidienne des praticiens, à l’image des bases de données juridiques en ligne apparues il y a des années.

Les cabinets doivent s’organiser au plus vite pour accueillir cette évolution et préparer non pas l’avocat du futur mais celui de demain. Mais devant une offre de plus en plus importante, comment choisir le(s) service(s) qui répond(ent) le mieux à ses besoins ? D’ailleurs, de quels besoins parle-t-on ?

1. L’adoption progressive des legaltechs par les professionnels du droit

La communauté des juristes a d’abord été principalement méfiante voire hostile à l’essor des legaltechs. Les critiques formulées à l’époque contre une possible « ubérisation » de la profession (remplacement de services haut de gamme par des solutions low-cost et low-expertise) étaient légitimes.

Si la technologie est une formidable opportunité, elle peut être inutile voir néfaste si elle n’est pas correctement calibrée par rapport aux besoins des acteurs d’un marché aussi sensible que celui du droit. Il fallait donc prendre conscience des enjeux afin d’accueillir et d’accompagner ce mouvement de la meilleure manière. Le nombre croissant de legaltechs créées par des avocats ou anciens avocats1 témoigne aujourd’hui d’une volonté des praticiens de s’approprier cette transition et de ne pas laisser la technologie dominer la pratique juridique. Il convient de rappeler que les avocats ne peuvent créer des legaltechs que depuis le 1er juillet 2016.

Il s’agit aujourd’hui d’un marché en pleine expansion sur lequel créations d’entreprises et levées de fonds se multiplient2. La France reste toutefois en retard par rapport au marché américain, sur lequel 280 legaltechs ont levé plus de 750 millions de dollars sur les cinq dernières années3. On constate par ailleurs qu’une large part des investissements dans les legaltechs en 2017 a été réalisée par des professionnels du droit (55,6 % parmi les entreprises qui ont accepté de communiquer montants et investisseurs)4.

D’après une étude réalisée en 2017, seules 16 % des structures interrogées utilisaient des legaltechs mais ce chiffre montera à 56 % d’ici trois à cinq ans. La transformation numérique sera même la problématique la plus importante pour les cabinets d’avocats sur la même période5. Ceci pour deux raisons : les enjeux de cette transformation commencent à être réellement intégrés à la stratégie des cabinets et les solutions numériques visent de plus en plus les professionnels du secteur plutôt que les particuliers. Il s’agit désormais de savoir comment déterminer ses besoins et trouver les services qui y répondent.

2. Les besoins spécifiques d’un secteur en mutation

Face à des pratiques et des processus bien huilés par des décennies d’expérience, les solutions numériques apparaissent parfois comme des gadgets sans impact notable. Cela peut être vrai lorsque la course à la technologie dissimule des services inadaptés aux pratiques du milieu. Dans un secteur dont les particularités et les exigences font que la transformation numérique est moins rapide qu’ailleurs, l’innovation doit trouver son rythme et épouser parfaitement les usages de la profession.

Les besoins sont pourtant réels lorsque l’on observe le fonctionnement des structures de conseil juridique. Leurs objectifs sont finalement similaires à ceux de toute organisation économique : attirer et conserver les talents, innover et développer de nouveaux services, se démarquer de la concurrence, fidéliser ses clients et en acquérir de nouveaux. Et c’est notamment par le prisme de la relation client que l’on peut délimiter les contours de ces besoins Elle est en effet le révélateur de la valeur ajoutée nouvelle apportée par les legaltechs.

a. Une meilleure collaboration entre les équipes

Les dossiers des cabinets d’avocats impliquent une coopération étroite entre de nombreux interlocuteurs : parties, avocats, conseils financiers, commissaires aux comptes, administrations, etc. Il est toujours difficile et chronophage de recueillir les bonnes informations de la part de chacun et de réunir tout le monde pour faire avancer l’opération. Ce sont les avocats qui endossent généralement le rôle de chef de projet, en charge de la coordination des équipes. Les projets juridiques ont par ailleurs des caractéristiques spécifiques et requièrent des outils dédiés. Les outils collaboratifs proposés par des legaltechs comme Closd sont aujourd’hui en mesure d’offrir une simplification de cette collaboration, un meilleur partage de l’information en temps réel et l’automatisation de nombreuses taches à faible valeur ajoutée qui obstruent le processus transactionnel6.

b. Une rénovation du modèle économique

Les cabinets d’avocats d’affaires font face à une remise en cause de leur modèle économique. Basé à l’origine sur le taux horaire, il a évolué à la demande des clients vers des pratiques comme le forfait ou l’abonnement. En effet, les nécessités de prévisibilité et de réduction des coûts conduisent les entreprises à refuser de plus en plus souvent de payer des honoraires liés à des tâches de pur « process » considérées comme ayant peu de valeur ajoutée.

Les cabinets d’avocats quant à eux consacrent des ressources importantes à ces étapes indispensables à la réalisation des opérations. En outre, la baisse du nombre d’heures facturables due à l’automatisation obligera à repenser le modèle existant. Pour parer à cela, il est primordial d’apporter une nouvelle valeur ajoutée aux entreprises. Une plateforme de gestion de projets telle que Closd apporte sécurité juridique, précision dans l’information, mobilité grâce à la signature électronique et confort avec l’automatisation du post-closing. Cette plus-value importante permettra de mettre en place un modèle économique qui valorise avant tout l’expertise et le savoir-faire des avocats.

c. Un regain de compétitivité

Les legaltechs sont également une opportunité unique de repenser l’organisation interne des structures. Les cabinets n’ont de cesse de chercher des éléments de différenciation par rapport à leurs concurrents. Le positionnement et la marque d’un cabinet peuvent grandement bénéficier d’un virage technologique pris à la corde et d’une offre de services numériques pertinents pour ses clients. Ces derniers apprécieront que leurs conseils se concentrent sur les tâches essentielles que sont le conseil stratégique, l’ingénierie juridique et la négociation.

La gestion de l’humain et du travail des équipes est également au cœur de cette transition. Les outils numériques permettent d’augmenter la productivité et, c’est à la mode, l’agilité des équipes. Ils nécessitent des compétences nouvelles telles que la gestion de projet, l’analyse de données et une plus grande maîtrise de l’informatique. Une polyvalence qui ne peut que bénéficier aux avocats sur le long terme. Elle produira une génération d’avocats préparés aux évolutions en cours et à venir, alors que certaines études estiment que 85 % des métiers qui seront exercés en 2030 n’existent pas encore7.

En biologie, la notion d’adaptation peut être définie comme la modification d’un caractère, d’un processus ou d’un trait dans une population d’individus qui améliore sa survie et son succès reproductif. Chez Closd, nous pensons que la force de l’avocat de demain résidera dans sa capacité à s’adapter à ces évolutions encore frémissantes, à se les approprier voire à les devancer. En tant qu’anciens avocats, nous comprenons ces enjeux et mettons tout en œuvre pour permettre aux avocats de tirer un profit maximum de ces changements.

1 D’après le Guide et observatoire permanent de la legaltechs et des startups du droit publié par Village de la Justice, 13 % des legaltechs ont été créées par des professionnels du droit

2 En 2017, les legaltechs françaises ont levé des fonds pour un montant total de 12,8 millions d'euros, soit une hausse de 35,5 % par rapport à 2016.

3 Legaltechs françaises : les grandes tendances 2017, Maddyness, 5 décembre 2017

4 Source CB Insights

5 Day One, Le cabinet du futur : perspectives, 2017

6 Selon une étude réalisée par McKinsey, 23 % des tâches juridiques réalisées par les avocats peuvent être automatisées grâce aux avancées technologiques.

7 Emerging Technologies’ Impact on Society & Work in 2030, Institute for the Future for Dell Technologies, 2017


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